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Galerie napoléonienne

(The English version will be available soon.)

Le matin d'Austerlitz
Composition originale; 18 x 30

(Vendue / Sold)

Le jury du 19e grand concours annuel du Cercle des artistes peintres et sculpteurs du Québec a décerné un Prix d'Excellence à l'artiste pour cette oeuvre lors du Gala international des arts visuels 2002.

2 décembre 1805

Le sort de l’Europe va se jouer pour les dix prochaines années. Ce sera la bataille des trois Empereurs. D’une part, Alexandre, Empereur de toutes les Russies et son pion, l’Empereur d’Autriche, celui-là même dont Napoléon a envahi la capitale, Vienne, il y a quelques semaines. D’autre part, Napoléon 1er, Empereur de tous les Français, sacré il y a tout juste un an sous les voûtes de Notre-Dame.

Laissons parler Claude Manceron :

« Comme frappés par un signe sacré, les maréchaux regardent le visage de Napoléon qui étincelle et présente, un court instant, une sorte de bonheur inaccoutumé…
Un geste de la petite main grasse :
— Allez, messieurs!
Une volée de moineaux!
— Non, pas vous, Soult! Restez encore!
Jean-de-Dieu est cramoisi d’impatience.
— Sire, je supplie Votre Majesté de ne pas me retenir plus longtemps! J’ai vingt mille hommes à mettre en mouvement!
— Combien vous faut-il de temps pour couronner le Pratzen?
— Dix minutes, Sire.
— Partez donc, mais vous attendrez encore un quart d’heure. Et, alors, il sera temps. »

Le soleil d’Austerlitz se leva, dissipa le brouillard qui cachait les fantassins de Soult et l’assaut s’ébranla. Sept heures plus tard, 11 000 Russes et Autrichiens joncheront le sol, morts. Il n’y aurait plus de paix en Europe avant Waterloo.

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Malmaison
Composition originale; 24 x 20

À vendre / For sale

1813

Il était bedonnant, ce qui s’avérait fort disgracieux étant donné sa courte taille. Ses cuisses trop lourdes ne faisaient qu’ajouter à la mauvaise impression d’une première rencontre. Les doigts potelés qui s’agitaient au bout de sa main grassouillette, rappelaient ceux d’une boulangère ayant pétri son pain pendant plus de trente ans. Le coup rondelet qui se confondait avec le menton flasque, faisait qu’il était difficile de déceler la couleur de sa cravate.

Le regard aussi avait changé, comme s’il était inéluctable qu’il pâlisse au même rythme que son étoile. En moment de crise, ce regard scandait la colère, le mépris, l’exigence déraisonnable. Au repos, il était gris, blafard, ailleurs. Napoléon Ier, Empereur des Français, ayant assujetti toutes les nations de l’Europe, serait, bientôt, victime de l’ambition démesurée qui l’avait élevé au-dessus du commun des mortels.

Resterait la légende, tissée de leur vivant par ceux qui suivirent aveuglément le jeune général Corse là où la Gloire était au rendez-vous.

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L'Empereur veillant sur Les Invalides
Composition originale; 12 x 9

(Vendue / Sold)

Descendu de la colonne d’Austerlitz, place Vendôme, lors de la restauration du régime des Bourbons, et remisé pendant des décennies, ce magnifique bronze veille de nos jours sur Les Invalides.

Ce symbole vivant témoigne de la relation privilégiée qu’entretenait Napoléon et ses grognards, tous ces braves qui combattirent et moururent sous ses ordres sur les champs de bataille d’une Europe déchirée par les convulsions de la Révolution, l’entêtement de l’Ancien Régime et les ambitions du petit Corse rendu maître de l'Europe.

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Le retour des dragons d'Espagne
Composition originale inspirée de A. Lalauze; 16 x 20

(Vendue / Sold)

Le jury du 18e grand concours annuel du Cercle des artistes peintres et sculpteurs du Québec a décerné la Médaille d'Or à cette oeuvre lors du Gala international des arts visuels 2001.

1814

Les troupes alliées ont envahi la France. Afin d'affronter les troupes coalisées de l'Europe entière, l'Empereur dût rapatrier ces fiers vétérans de l'Armée d'Espagne. Brienne, La Rothière, Montrmirail et Craonne ne sont que certains des titres de gloire que ces cavaliers d'élite acquirent au prix de leur sang durant la campagne de France.

Suite à la première abdication, ces vétérans retournèrent chez eux. Pensant leurs blessures physiques et morales, ils passèrent de longues soirées à raconter leur vie, leurs exploits, la fidélité inébranlable qu'ils vouaient au petit caporal. Puis, un jour, l'Aigle revint...

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Le nid de l'aigle
Composition originale; 18 x 14

(Vendue / Sold)

Il était ni beau, ni grand, ni blond. Son corps émacié faisait qu’on ne voulût pas le remarquer. Sa démarche rapide, soutenue par un pas saccadé, le faisait ignorer quiconque croisait son chemin. Cependant, quand il arrêtait son va-et-vient continuel pour se tenir immobile, les bras croisés sur sa poitrine creuse, le vide se créait autour de lui. La tête baissée, on eût dit qu’il occupait un espace que nul autre être humain ne pouvait transgresser.

Dépliant ses bras lentement, ses mains apparaissaient, minces, longues, fines. Il les repliait derrière le dos où elles se croisaient en un geste instinctif. Soudainement, gonflant sa poitrine voûtée, le jeune homme relevait la tête. C’est alors que la vérité éclatait, que cette certitude inébranlable qui ne peut se lire que dans le regard du chef, vous commandait d’obéir.

Ce petit homme au physique ingrat s’appelait Napoleone Buonaparte. Il avait le pouvoir de ne pas avoir à demander pour que des milliers d’hommes s’élancent à l’assaut, transportés par cette seule vision.

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Montmirail
Composition originale inspirée de H. Charetier; 18 x 14

À vendre / For sale

1814 - La campagne de France

Sous un ciel d’hiver humide et funeste, l’Empereur passe en revue les Gardes d’Honneur qui, dans quelques glorieux instants, mériteront de la Garde impériale en anéantissant les carrés russes à Montmirail. Incorporés à la Garde, ces fils de petite noblesse, décriés par les lignards à cause de leurs origines, sauront démontrer que sous leur façade hautaine se cachent le courage et la détermination de Français prêts à se sacrifier pour la patrie.

Leur sacrifice sera vain. Leur loyauté, elle, sera sans tache. Tous les verront sous les murs de Paris s'élancer pour une dernière fois. C'était le dernier sursaut avant le premier exil.

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L'apogée
Composition originale; 18 x 14

(Collection privée de l’artiste)

1809 - Vienne

Du salon qu'il avait transformé en bureau de travail, Napoléon contemplait sa destinée. Il y a treize ans, il n'était qu'un commandant d'artillerie chétif et anonyme. Puis suivirent les coups d'état, l'erreur égyptienne, le consulat, la reconstruction de la France, l'Empire, les grandes conquêtes : l'Autriche en 1805, la Prusse en 1806, la lointaine Pologne, le géant russe renvoyé dans ses steppes lointaines. Et, à nouveau l'Autriche, cette Autriche dont il marierait la fille après avoir répudié Joséphine.

Il s'était habitué à ce que tout et tous plient devant lui. L'ivresse du pouvoir sans bornes s'était enfin emparée de lui, résultat de la démesure de ses ambitions qui étaient devenues personnelles, qui n'étaient plus celles de la France.

S'il avait fait nuit, s'il avait voulu voir son Étoile légendaire, celle qui guidait sa destinée comme il aimait bien le dire et le faire croire, il se serait aperçu qu'elle avait commencé à pâlir. Mais, il ne pouvait plus regarder au-delà de sa triste réalité, de cette prison de gloire et de pouvoir qu'il avait sciemment érigée autour de lui-même.

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La traversée des Alpes
Composition originale inspirée d'une esquisse anonyme; 24 x 20

À vendre / For sale

1800

Napoléon Bonaparte a 31 ans.

À la tête des vétérans des guerres de la Révolution, il traverse les Alpes au col du Grand Saint-Bernard et s’apprête à déferler sur les plaines lombardes où l’ennemi, l’Autriche, sera défait et humilié de nouveau.

Dans son inconscience et son manque de vision, le gouvernement moribond de la France révolutionnaire troquera l’or italien contre les exigences de Bonaparte. Mal lui en prendra. Cette seconde campagne d'Italie s'est avérée être le levier qui fit de ce jeune général corse le Premier Consul et, quatre ans plus tard, l'Empereur de tous les Français.

Il est intéressant de noter qu'à ce moment, les armées françaises faisaient voler les drapeaux hérités de la Révolution. Le tricolore que nous connaissons aujourd'hui ne verra le jour qu'à la fin de l'Empire.

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La campagne d'Égypte
Reproduction d'après Bacler d'Albe; 20 x 16

(Vendue / Sold)

1798

Inquiet de l’ascendant de Bonaparte sur l’imagination populaire, sentant son pouvoir s’effriter au fil de ses excès, le Directoire confie à Bonaparte, vainqueur d’Italie, le commandement de l’expédition d’Égypte. C’était condamné le jeune ambitieux aux oubliettes. Loin de Paris, nul ne penserait à lui. Il ne ferait plus partie du paysage politique.

Vainqueur de la bataille des Pyramides, isolé du monde par la défaite de la flotte française à Aboukir par le lord amiral Nelson, repoussé devant Saint-Jean d’Acre, le carriériste corse abandonnera son armée pour franchir la Méditerranée sur la Muiron et regagner sa place au soleil, sous le prétexte de l’ineptie du gouvernement de sa France d’adoption.

Cette toile est unique de par son auteur original, Louis-Albert-Ghislain Bacler d'Albe, baron d'Empire. Il fut le cartographe de Bonaparte jusqu'en 1814. Peintre à ses heures, le portrait que nous a laissé Bacler d'Albe se distingue des autres portraits officiels par son honnêteté et la force de caractère qui se lit dans les yeux du sujet. Qui mieux que d'Albe pouvait nous laisser un portrait fidèle de l'homme qu'il côtoya quotidiennement pendant plus de 15 ans?

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Vive l'Empereur!
Composition originale; 16 x 10

À vendre / For sale

Dans une France sans le sous mais pleine d'espoir, les hommes se cherchent un phare, un héros. Viendra Napoléon Bonaparte qui mobilisera toute une nation dans le but d'établir son pouvoir sur une France déchirée et une Europe divisée. Marengo, Austerlitz, Wagram, Iéna, Eylau, Friedland : les grandes victoires. La Moskowa, Leipsig, Montmirail, Waterloo : les grandes défaites.

Quoique la France soit saignée à blanc, il se trouvera toujours, au long de ce parcours sanglant de plus de 20 ans, des hommes pour acclamer Napoléon, le général, le meneur d'hommes, celui par qui la victoire, les honneurs et la gloire venaient.

Il suffisait à Napoléon d'approcher un de ses grognards, de le nommer par son nom, de lui pincer l'oreille (signe d'affection que tous convoitaient) pour qu'une armée se cabre et fasse retentir l'acclamation légendaire : "Vive l'Empereur!"

Cette toile est inspirée d'un magnifique bronze qui, pendant des années, veillait sur les Aigles impériales dans une des salles du Musée de l'Armée, aux Invalides. Il se trouve aujourd'hui au second balcon de la cour intérieure.

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La grotte d'Ajacio
Composition originale; 16 x 12

À vendre / For sale

Encore de nos jours, l’Empereur règne sur son île natale, la Corse. Cette statue, qui ressemble étrangement au bronze surplombant la cour des Invalides à Paris, étend son ombre sur la terre aride où Napoleone Buonaparte vit le jour. La légende veut que le jeune Corse se réfugiât dans la grotte, encavée sous les rochers à droite, pour lire et méditer sur son avenir.

uémandant bourses et faveurs auprès des ministres du Roi, son père finira par le faire inscrire à l’école de Brienne. Abel Gance, le grand historien cinématographique du film muet, nous a laissé des images éternelles des petits combats simulés à Brienne. Son jeune Napoleone bourru, taciturne, intolérant, déjà ambitieux, a-t-il vraiment existé? Il est impossible de distinguer entre la légende et la réalité. Nous ne pouvons qu'admettre que ce jeune homme était différent, unique.

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Aux aguets
 Gendarme d'élite - Garde impériale
 Composition originale; 20 x 16

À vendre / For sale

Immenses, austères, inaccessibles, les gendarmes d’élite de la Garde impériale avaient un point en commun : on les appelait les Immortels. Ce surnom était une boutade que leur avaient conférée leurs légendaires compagnons qu’étaient les Chasseurs-à-cheval, les Grenadiers-à-cheval et les Lanciers polonais de la Veille garde. Boutade empreinte d’une certaine réalité, car on ne les vit jamais charger l’ennemi à bride abattue; on ne vit jamais l’éclat de leurs sabres au cœur de la mêlée; jamais ils ne capturèrent de drapeaux ou de canons aux armées ennemies. Ils ne mourraient jamais au champ d’honneur.

Cependant, quiconque aurait osé approcher l’Empereur de trop près les aurait trouvés sur son chemin. La foule en colère qui aurait voulu s’ameuter aux Tuileries les aurait croisés, aurait subi la foudre de leur obéissance aveugle.

Absents des grands moments de gloire de l’épopée impériale, ces géants n’avaient pas le beau rôle. À eux revenait la tâche peu enviable de parcourir le pays, les champs de batailles, les mansardes laissées en ruines suite au passage de la Grande Armée afin d’y trouver les récalcitrants, les déserteurs, les traînards. Et ils prisaient les réfractaires de la Garde beaucoup plus que les timides et chétifs lignards.

Conscient de ce rôle ingrat qu’il leur avait confié, l’Empereur aurait pu vanter leurs mérites en disant : " Ils sont de ma Garde. Ils sont ma garde. " N’empêche que, lorsqu’ils se pointaient à l’entrée d’un village, voyageant toujours deux à deux, un silence soudain remplissait la grand-place. On savait que ces hommes venaient régler les affaires de l’Empereur et que rien ne les empêcherait de mener à bien leur mission.

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Carabiniers-à-cheval
Composition originale inspirée de A. Lalauze; 8 x 10

À vendre / For sale

1812

À la bataille de la Moskowa, ces cavaliers bardés de métal et coiffés d’un casque à la grecque feront trembler les troupes du Tsar. De l’avis de tous, ils étaient aussi redoutés que la cavalerie de la Garde Impériale.

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Le pont d'Arcole
Reproduction d'après le baron Gros; 12 x 10

À vendre / For sale

1796

Impatient face à l’impuissance de ses généraux de déboucher du pont d’Arcole pour en venir aux prises avec l’Autrichien et compléter la manœuvre qu’il avait si soigneusement élaborée, Bonaparte s’élance dans la fournaise à la tête de son état-major. Sa témérité viendra prêt de lui coûter sa carrière. Un autre, le brave Muiron, sera atteint par le projectile qui aurait pu changer les destinées du monde.

La légende napoléonienne commence à se tisser, faite d'images d'Épinal et d'erreurs savamment déguisées en hauts fait d'armes et de gloire dans les bulletins de la Grande Armée.

Antoine-Jean Gros, baron d'Empire, l'auteur de l'oeuvre originale, ne verra jamais un champ de bataille. Il avait un talent exceptionnel pour le dessin, ce qui le fit admettre en 1785 à l'atelier de David, le peintre du Sacre. Il poursuivit sa formation qu'il termina par un voyage en Italie, le "must" de l'époque pour tout artiste en herbe. Suite à son retour à Paris en octobre 1800, il présenta son Bonaparte à Arcole au Salon de 1801.

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Madame de Récamier
D’après Gérard; 20 x 24

À vendre / For sale

Frôler cette belle des yeux équivalait à perdre son âme.

La légende veut qu'elle fut l'une des rares à savoir dire non au nouveau maître de l'Europe.

Associée à la résistance royaliste ainsi qu'à madame de Staël et Chateaubriand, intellectuels voués à la perte du parvenu, elle fut vite proscrite et mise à l'index par Bonaparte qui ne pouvait souffrir la popularité de ses salons.

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